dimanche 10 avril 2011

C'est le pied !

Il fait beau, il fait chaud, les cocotiers bruissent dans le jardin, la mer clapote en contrebas, vous sentez la crème solaire de votre amoureux/se à vos côtés. Aaah, la vie est belle ! Oui, vous êtes en vacances, avez laissé les enfants soucis du quotidien professionnel et/ou privé à la maison et décidé de profiter de votre court séjour exotique. Alors, dans un élan d'optimisme incontrôlable, vous décidez d'assumer votre futilité. OK, votre plus sérieuse préoccupation est de savoir sur quoi se portera votre choix pour l'apéritif du soir et votre plus grand problème que votre maillot de bain préféré vous boudine un peu (trop de fried rice peut-être ?). Qu'importe si le ciel s'est un peu voilé, si l'océan est troublé par les récentes averses, si la mer est vert émeraude plutôt que turquoise ou si la masseuse a les mains froides, vous enthousiasmez pour tous ces petits riens qui vous entraînent loin de votre vie de tous les jours et vous vident la tête du quotidien. Vous batifolez dans la piscine, devisez gaiement avec les amis anciens ou récents que vous avez trouvés là, découvrez votre pays d'accueil temporaire à pied, en bateau ou en éléphant et franchement vous vous dites que vraiment vous avez de la chance... jusqu'à ce que vous entendiez "Les verres à cocktail, c'est trop nul !". Alors là, votre karma s'effondre et vos chakras se referment brutalement comme des huîtres... Vous venez de rencontrer un/une nuisible ! Cette espèce, malheureusement très répandue, n'a rien de commun avec le cafard géant de nos contrées, le serpent venimeux ou le moustique affamé mais représente un exemplaire fâcheux de la race humaine : le touriste mécontent ! Attention, je ne parle pas du vrai plan galère avec rapatriement sanitaire à la clé, nuit à la belle étoile par -10 degrés ou attente de 48h dans le hall de l'aéroport, ni même d'un légitime mécontentement face à un hébergement insalubre ou une nourriture sans hygiène ! Le touriste mécontent a payé son voyage une fortune alors les glaçons ont intérêt à taillés en cubes réguliers, le sable de la plage ne doit pas coller aux jambes et l'indigène local a intérêt à comprendre l'anglais parce que quand même c'est la langue universelle !!! Alors pour remédier au problème et ne pas laisser le nuisible atteindre votre sérénité flambant neuve, deux solutions : la première, tout à votre honneur, consiste à ignorer et éviter le fieffé râleur mais ce n'est pas toujours facile ; la seconde, nettement plus mesquine, revient au contraire à prêter attention à ses élucabrations d'en tirer, en privé (on est lâche, hein ?) des remarques ironiques et moqueuses... Parfois même, ça peut finir sur un blog...

jeudi 7 avril 2011

Siem Reap, morceaux choisis

Depuis notre arrivée en Asie, Siem Reap me faisait de l'oeil. Angkor Wat et consorts avec leurs 10 siècles d'âge faisaient la nique aux temples singapouriens qui ne pouvent lutter que par leurs couleurs éclatantes de modernité. Des temples, des cours, des portes, des sculptures, des bouddhas, des danseuses aguicheuses, de vieilles pierres, de beaux arbres, la jungle envahissante, l'éclat d'une culture millénaire... Tout cela m'attirait... Il a fallu quelques mois, le temps de convaincre un mari un peu récalcitrant à l'idée de trimbaler des enfants et un bébé sur son dos au milieu de monuments en ruine et par 35 degrés, mais nous avons finalement pris nos marques dans la petite ville de Siem Reap. Cinq jours de bonheur culturel et de découvertes ! Certes, nous avons frôlé l'overdose de pierre sur le site d'Angkor mais qu'importe, les enfants ont adoré se prendre pour Indiana Jones et même les groupes de Coréens en goguette n'ont pas réussi à nous départir de notre enthousiasme pour ces merveilles ! Un must-see en Asie...

PS : tous les détails pratiques sont dans le pdf ci-dessous.

lundi 4 avril 2011

Clic-clac

Question de génération certainement, de culture peut-être, toujours est-il que la photo est ici un sport national ! A l'aide de smartphones, d'appareils photos compacts et/ou numériques, tout le monde immortalise chaque petit instant. Je serais bien mal placée pour m'en moquer puisque j'en fais autant et que le nombre de mes fichiers a connu une croissance exponentielle depuis notre arrivée à Singapour. Cependant, il persiste encore une différence de taille entre ma pratique et celle de mes accolytes singapouriens (ou chinois, ou coréens, ou japonais) : c'est la prise de vue de personne physique. Celle-ci pose en général pour la postérité devant n'importe quel monument, depuis le Singapore Flyer jusqu'au plat de chicken rice, en arborant le plus souvent un sourire de commande, tout à fait photogénique d'ailleurs et souvent 2 doigts en forme de V qui symbolisent la paix (et non pas la victoire).  De même, les jeunes mariés sont mis en "valeur" dans à peu près tous les lieux de Singapour, des plus prestigieux (le Marina Bay Sands) aux plus romantiques (les Botanic Garden) en passant par les attrape-touristes (le Merlion), l'entrée des centres commerciaux, voire même le parking souterrain d'un géant scandinave de l'ameublement ! Dans ce contexte, la recherche artistique est en général limitée à la netteté des traits et l'on ne s'embarasse pas sur ces images d'une inélégante poubelle, d'un poteau électrique disgracieux ou d'un passant aux couleurs criardes ; toutes choses qui entraînent chez moi un délai ou une nouvelle mise en scène pour la prise de vue de la photo et, accessoirement des soupirs exaspérés de mes cobayes familiaux, souvent suivis par un abandon caractérisé du lieu de l'incident... Décidément, je suis une artiste incomprise !

vendredi 1 avril 2011

Expatisation bis

 Nono s'est fait faire une mani-pédi !

lundi 28 mars 2011

Lumières

Le Buddha Tooth Relic Temple au coeur de Chinatown fait partie de tous les tours-découvertes que je propose à mes invités de passage à Singapour. J'aime ce grand temple rouge, sa galerie de bouddhas aux couleurs vives, son musée sur le bouddhisme au 3ème étage, le stupa en or de la salle des reliques et le charmant petit jardin de toit avec sa grande roue de méditation. Un temple qui finalement n'est pas juste un temple... Ce jour-là, une cérémonie en l'honneur de Boddhisattva Cintamani-cakara Avalokitesvara était célébrée. Dans le bouddhisme, les Boddhisattva sont des êtres qui se sont engagés sur le chemin indiqué par Bouddha et qui permettent aux autres êtres sensibles de s'éveiller tout en cheminant eux-mêmes vers leurs propres illuminations et l'état de Bouddha. Avalokitesvara est l'un des plus fameux ; il est celui qui "tient la roue du Darma", un symbole de la diffusion de ce savoir.  Il incarne la compassion de tous les Bouddhas. Pour lui rendre hommage, 1000 petites bougies translucides avaient été patiemment disposées dans l'un des halls du temples. Les alignements vert, rouge et jaune obtenus composaient un tableau futuriste aux traits délicats. L'offrande de lumière symbolise la sagesse éclatante de Cintamani-cakara Avalokitesvara qui éloigne la noirceur de l'ignorance  et de l'illusion. Moyennant finance, les croyants peuvent acquérir une ou plusieurs petites lumières, se dotant ainsi à coup sûr d'un ticket gagnant pour une meilleure vie présente ou future.

vendredi 18 mars 2011

Congo River

"Congo River, arts of Central Africa" se tient à l'ACM (Asian Civilisations Museum) jusqu'au 22 avril. Cette exposition, organisée conjointement avec le musée du Quai Branly (certainement un échange de bons procédés liés au prêt des pièces de "Singapore, Bling Bling"), présente des masques, des sculptures et d'autres objets rituels que l'on trouve chez les différents peuples habitant autour du fleuve Congo. La scénographie est simple, voire simpliste, mais les pièces sont suffisamment belles pour passer outre. Un parallèle avec certaines oeuvres de Picasso donne un éclairage intéressant sur son inspiration de l'époque. Comme toujours à l'ACM, une petite animation pour les enfants égaie les plus jeunes, en l'occurrence la décoration de son propre masque à l'aide de tampons.
Beauté épurée, finesse des détails dans ces objets créées avec des outils rudimentaires, forte symbolique autour des pièces, voilà le coeur de l'exposition et sa raison d'être. Si une petite envie de culture vous prenait, n'hésitez pas !

PS : pour les Parisiens, hormis l'incontournable musée Branly, allez donc faire un tour du musée Dapper, petit musée privé entièrement consacré à l'Afrique avec des pièces sublimes et des expos toujours très bien faites. Vous en ressortirez éblouis !

lundi 14 mars 2011

Et de 2

Deux yeux noisette, un sourire craquant, un mélange d'anglais et de français, les myrtilles et les raisins secs, une bonne humeur inaltérable, les livres encore et toujours, sa casquette, une adoration pour le vidage de lave-vaisselle et pour la mise en place de la table, les chansons en boucle, un charme fou, une sainte horreur du coiffeur, les bisous et les câlins, la piscine, les tigres, les pandas et les lézards,  le jambon, les toboggans du playground, la trottinette, jouer avec sa soeur, des courses effrénées pour rejoindre son frère, des applaudissements pour tous ses succès personnels,... Une chouette vie de bébé, quoi ! Eloi a 2 ans.

samedi 12 mars 2011

BLT

Mais qu'est-ce donc, me suis-ie interrogée la première fois que mon oreille à l'ouïe anglophone parfois défaillante a saisi "BeeLTee" au hasard d'une conversation ? Best Lounge in Town ? Bukit-Lavender-Tampines ? Bali Local Time ? Basic Language Translator ? Eh bien non !  Que les  afficionados des snacks-bars et des coffee-shops me jettent le premier cornichon mais je n'ai appris qu'il y a peu la signification de ce doux sigle : Bacon Lettuce Tomato. Moi je connaissais le jambon beurre, le rosette cornichons, le poulet crudités ou le thon mayonnaise mais pas ce sandwich si formaté qu'on lui a cuisiné un petit acronyme rien que pour lui ! Pour autant, sachez que selon certains critères diététiques un peu douteux, ce serait un sandwich relativement sain mais encore faudrait-il éviter de ajouter au gras du cochon celui de la mayonnaise ! Enfin voyons le côté positif des choses, c'est bon et encore une fois je viens d'élargir ma palette de connaissances , certes dans le domaine de la take-away food, mais on fait les découvertes culinaires que l'on peut...
Amis lecteurs au sourire guoguenard devant l'étalage de mon ignorance crasse, savez-vous (sans utiliser de dictionnaire) ce que "gherkin" signifie ?

mardi 8 mars 2011

9 choses de lui

Si c'était un aliment, ce serait du chocolat qui le fait éternuer.
Si c'était un fruit, ce serait une fraise qu'il adore croquer.
Si c'était un animal, ce serait un chat pour, comme lui, se lover.
Si c'était un objet, ce serait un livre qu'il ne peut que dévorer.
Si c'était un jouet, ce serait une petite brique de lego pour fabriquer des mondes parfaits.
Si c'était un lieu, ce serait une plage sur laquelle construire des chateaux dorés.
Si c'était une couleur, ce serait le rouge pour s'habiller.
Si c'était un élément, ce serait l'eau dans laquelle il peut indéfiniment s'ébrouer.
Si c'était un caractère, ce serait la gentillesse dont il nous fait tous bénéficier.

Malo, 9 ans.

jeudi 3 mars 2011

Dans mon sac

Dans mon sac à main, il y a peu de choses selon ma perception féminine et beaucoup trop selon les critères masculins de mon cher époux. Dans mon sac à main, il y a un peu de moi et beaucoup de ma vie à Singapour. Dans mon sac à main, il y a peu de place pour les choses sérieuses et beaucoup de place pour la futilité du quotidien. Dans mon sac à main, il y a :
- une carte de bus pour me déplacer en toute liberté, découvrir ma ville et partager un moment du quotidien des Singapouriens,
- mon téléphone pour gérer le quotidien et aussi pour papoter avec les copines car on a tant à se dire,
- mon portefeuille car il m'arrive malheureusement de devoir payer quelque chose,
- une étole pour ne pas me geler dans le bus, le métro ou les shopping malls dont les températures polaires auraient pour fonction de limiter le développement des champignons (si, je vous jure !),
- une petite fiole de désinfectant pour attaquer en toute hygiène les satays ou le fried rice du food-court,
- un paquet de mouchoirs pour me rendre présentable après le sus-dit repas, les food courts étant dépourvus de serviettes en papier,
- une paire de lunettes de soleil pour me protéger de l'ardente lumière équatoriale,
- un parapluie (enfin quand je ne l'oublie pas) pour échapper aux averses phénoménales mais qui, en définitive, ne sert qu'à protéger mon absence de brushing, le reste de mon anatomie étant en général de toute façon trempée des orteils au menton !
- un tube d'arnica pour les bosses des enfants qui ont une facheuse tendance à rencontrer de façon impromptue coins de table et autres rebords de marches.
- un stylo et un carnet pour noter une adresse, parfois une idée, voire même un début de post.
- un appareil photo pour garder un oeil ouvert sur mon environnement et capter la beauté ou l'insolite de chaque instant.
Et vous, il y a quoi dans le votre ?